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Cueillette #1 : 5 règles à respecter pour une cueillette sans danger - Heureux qui comme Maurice
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La nature a beaucoup à offrir, pour peu que l’on sache où regarder, mais qui dit « nature » ne dit pas forcément « sécure ».

Pour pouvoir profiter des bienfaits et du bon goût des plantes sauvages, et pouvoir le faire longtemps, sans problème de digestion ou de décès, il existe quelques règles à respecter.

1. Pas de cueillette de plantes sauvages dans les espaces protégés

La première est aussi celle qui est la plus largement ignorée, aussi est-il bon de la rappeler : pas de cueillette dans les espaces protégés. Toutes les réserves naturelles l’affichent à grands renforts de panneaux sur les chemins d’accès, mais certains usagers n’ont pas conscience de l’enjeu. Si les réserves sont protégées, c’est pour la préservation des espèces aussi bien animales que végétales.

2. Faites vous guider pour éviter le danger

La deuxième est la plus simple et la plus importante pour quiconque tient à la vie : quand on ne sait pas, on s’abstient. Cela signifie qu’en cas de doute, même le plus petit soupçon, on ne goûte pas, on ne cueille pas, et on se tait (pas de conseils ni d’affirmation tant que la certitude n’est pas acquise). Imaginez que quelqu’un vous dise que le sureau est consommable et même très bon ; ce n’est pas faux en soi, mais on court au-devant d’un danger en s’arrêtant là. En effet, si le sureau noir (Sambucus nigra) donne de très bonnes baies (qu’il convient de consommer cuites, car elles sont laxatives crues), il n’en est pas de même du sureau hièble (ou yèble, Sambucus ébulus), qui est toxique. On peut aussi connaître un funeste sort en confondant carotte sauvage et grande cigüe.

— Attention aussi à certaines espèces dont la sève est phototoxique. La berce du Caucase, par exemple, peut causer des lésions et de très fortes brûlures si la sève se dépose sur la peau et est exposée au soleil. —

A RETENIR :
« Mieux vaut avoir le ventre vide que de manger les pissenlits par la racine » adage de Maurice.

3. Ne pas avoir le panier de cueillette plus gros que le ventre

Ensuite, il faut faire attention à ne pas ramasser sans compter. C’est mathématique : si l’on arrache tout, plus rien ne repousse. Aussi, veillez à ne pas prélever plus que ce que vous allez consommer, et pas plus d’un tiers ou un quart de ce que vous trouvez sur place, en veillant à ne pas toucher aux spécimens les plus robustes afin de garantir la pérennité du biotope. Par ailleurs, ne prélevez sur la plante que les parties qui vous seront utiles. Rien ne sert de déraciner la plante pour savourer la fleur.

A RETENIR :
Dans la Nature, quand on aime, on compte quand même !

4. Les bords de chemins, pour la cueillette tu éviteras

Éviter la cueillette en bords de chemin et dans les zones polluées. Là, il s’agit de votre santé. Les pesticides utilisés par les agriculteurs sont transportés par le vent. Ne consommez pas ce qui pousse aux abords des champs non bio. De même, les plantes en bords de chemins et de routes vont subir les effets néfastes des gazs d’échappement et des petits pollueurs qui passeraient par là.

Encore pour votre santé, il faudra éviter les parasites et bactéries. On peut éviter l’échinococcose en ne ramassant pas en lisière de prairie (le renard dépose ses excréments là où il est plus facile de les voir afin de mieux marquer son territoire), et en privilégiant les plants plus hauts (donc pas atteints par les différents animaux potentiellement porteurs). La douve du foie, elle, ne sera pas un risque si vous évitez la cueillette dans les zones de pâturage et les cours d’eaux qui les jouxtent. À noter que pour réduire les risques au minimum, il faudrait laver le fruit de sa cueillette (avec du vinaigre d’alcool si possible), ET de cuire avant consommation.

— Et bien sûr, après chaque balade, surtout dans les hautes herbes, prenez le temps de vérifier qu’aucune tique ne s’est attachée à vous : la maladie de Lyme n’est pas une légende. —

A RETENIR :
Savoir où cueillir et connaître les risques pour pouvoir prendre les bonnes précautions.

5. Et si on aidait Dame Nature en retour ?

Le dernier point n’est pas une règle, mais une bonne idée : toujours emporter en balade un sac poubelle (réutilisable de préférence), afin de pouvoir faire un brin de toilette à la Nature qui nous donne ses petits cadeaux. En ramassant les détritus que vous trouverez, vous rendrez un peu d’amour à la Nature.

Article écrit avec passion par :

Mathias Lefort
Curieux de Nature, arpenteur de chemins, cueilleur sauvage et inventeur de recettes. Pour mettre le meilleur dans votre assiette, avec simplicité, passion et bonne humeur.

Découvrez la belle histoire de Maurice et son équipage

A vous la parole !

Et vous, pratiquez-vous la cueillette de plantes sauvages ?
Lesquelles sont vos favorites ?

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