sorbier des oiseleurs plante sauvage comestible

Salut la #MauriceFamily !

Aujourd’hui, je te présente le (ou plutôt les) sorbier.s, qui sont des arbres assez courants à côté desquels on passe sans faire attention. Et pourtant ses fruits sont délicieux et ont des propriétés médicinales intéressantes.

Découvre-le dans cet article 👇

Pour tout savoir sur les bienfaits et la cueillette du sorbier, suis le guide !

Avant de commencer

N’oublie pas de bien respecter les 5 règles de base de la cueillette sans danger !

1. Carte d’identité du sorbier : comment le reconnaître ?

Sorbus aucuparia = le sorbier des oiseleurs ou des oiseaux (les oiseaux – notamment les grives – se régalent de ses fruits).

Famille : Rosacées (arbres fruitiers pour faire simple). Il fait même partie de la sous-famille des Maloïdées, ce qui en fait un cousin du pommier.

Chez les sorbus, on distingue  les « Alisiers » et les « Sorbiers ». Chez les sorbiers, on retiendra deux espèces principales : la variété sauvage (aucuparia), dont les fruits sont des sorbes ; et le « cormier » (Sorbus domestica), ornemental, dont les fruits sont les cormes.

Il existe deux variétés ornementales : Sorbus domestica var. pyriformis avec ses fruits en poires et Sorbus domestica var. maliformis avec ses fruits en pommes. Alors que le sorbier des oiseleurs vit rarement plus de 100 ans, la variété domestique peut atteindre les 600 ans. Ce dernier est très intéressant au jardin car son feuillage sèche et se décompose rapidement, apportant patassium et calcium au sol.

Description générale Cet arbre fin, au tronc élancé, peut atteindre 15 mètres (même s’il dépasse rarement les 7 mètres), et se rencontre un peu partout, des bordures de champs aux lisières de bois. Plutôt montagnard et subalpin pour sa version sauvage, il apprécie les sols calcaires, on le trouve jusqu’à 1800 m d’altitude.
Branches Les branches sont lisses et grisâtres.
Feuilles Les feuilles sont imparipennées, de 9 à 15 folioles finement dentées, vertes des deux côtés, légèrement duveteuses au revers.
Fleurs Ce sont des corymbes blanches, à 5 pétales. L’odeur est prononcée et peu agréable.
Floraison mai-juillet
Fruits Des petites drupes rouges ou oranges, rassemblées en grappes retombantes, qui ressemblent un peu à de minuscules pommes de 3 à 9 mm de diamètre. La « mouche » sous le fruit forme une petite étoile à 5 branches, qui caractérise les sorbiers.

 

sorbier oiseleurs comestible

2. Comment cueillir et consommer les sorbes du sorbier ?

Qu’est-ce qui est comestible dans le sorbier ?

Les fruits du sorbier des oiseleurs, ne sont comestibles qu’une fois blets et cuits, c’est-à-dire après la première gelée (décembre selon les régions). Crus, ils ne sont pas digestes à cause de leur forte astringence et leur acidité (d’où la nécessité de les cuire).

C’est le cas aussi des cynrrhodons, fruits de l’églantier.

Comment cuisiner les sorbes du sorbier ?

Tu peux préparer les sorbes en confitures ou en gelées, seules ou mélangées à d’autres fruits (des pommes ou des agrumes par exemple). Tu peux aussi en faire une liqueur (moins digestive que celle de gentiane jaune, mais plus agréable au goût), un vin ou un sirop.

Tu peux aussi l’ajouter à tes sauces à base de crème pour leur donner un goût original.

L’acide parasorbique qu’elles contiennent en petite quantité peut provoquer des vomissements, mais il est détruit à la cuisson prolongée.

Le savais-tu ?
Le sorbitol, un édulcorant très utilisé par l’industrie agro-alimentaire, vient du sorbier. Aujourd’hui, il est produit de façon synthétique.

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3. Les propriétés médicinales du sorbier

Astringentes, anti diarrhéiques, diurétiques et antiscorbutique.

Grâce à leurs propriétés astringentes, les sorbes peuvent être utilisées en décoction contre les petits maux de l’hiver (notamment les maux de gorge), mais surtout en cas de diarrhées.

En gemmothérapie, on utilise les bourgeons de sorbier domestique avant tout dans les problématiques liées au système sanguin et lymphatique. Ils sont aussi intéressants dans les symptômes de la (pré)ménopause.

N’hésite pas à consulter un naturopathe afin de te faire conseiller des posologies adaptées à tes besoins spécifiques.

Petit bonus :
Regarde comme c’est beau, un sorbier au fil des saisons !

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Mathias Lefort Heureux qui comme Maurice

Article écrit avec passion par :

Mathias Lefort
Curieux de Nature, arpenteur de chemins, cueilleur sauvage et inventeur de recettes. Je t'accompagne à l'apprentissage de la cueillette et de la cuisine des plantes sauvages et médicinales avec simplicité, passion et bonne humeur.

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📚 Quelques sources utilisées pour cet article :

  • Ma formation initiale de cueilleur de plantes sauvages
  • Aeschimann D. et alii., Flora Alpina, 3 tomes, Belin, 2004.
  • Blamey M et alii., Guide des fleurs de montagne, Delachaux, 1996.
  • C. Meslay et M.-F. Delarozière, Herbier de montagne, Edisud, 2008.
  • Paul Vincent, La santé dans la forêt, 1987.

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